Déguster un bon thé ou une tisane bien chaude offre un moment de détente réconfortant. Moment d’autant plus réconfortant si on sait procéder de façon écoresponsable. Aussi est-il possible de s’y adonner en limitant plusieurs impacts environnementaux.
EN RÉSUMÉ
FICHE ÉCOLO-SIMPLE
EN VIDÉO
EXPLICATIONS
Afin de limiter les impacts environnementaux de la consommation de thé, il faut considérer certains aspects.
La culture du thé et sa provenance
Il faut en premier lieu bien distinguer le thé de la tisane.
Le thé: ce sont les feuilles infusées de l’arbre à thé (Camellia sinensis), originaire d’Asie. L’arbre à thé n’est pas adapté pour être cultivé au Québec. Ce n’est donc pas un produit local; il doit être importé. Toutefois, une entreprise canadienne, située en Colombie-Britannique, a tout de même réalisé l’exploit de le cultiver. Il s’agit de l’entreprise Westholme Tea Company . Les feuilles de thé contiennent de la caféine (parfois nommée « théine » dans ce cas, mais il s’agit de la même molécule). Qu’il s’agisse d’un thé noir, d’un thé vert ou autre, il provient toujours de l’arbre à thé. C’est aux étapes de sa transformation que se jouera la sorte de thé produit. Peu importe le type de thé, il s’agirait de la 2e boisson la plus consommée dans le monde, après l’eau.
La tisane: ce sont des feuilles (le plus souvent), séchées et infusées, provenant de différentes plantes, autres que l’arbre à thé. Par exemple, il peut s’agir d’épilobe, de thé du Labrador (ce n’est pas l’arbre à thé, malgré son appellation), de lavande, etc. Il est alors plus facile d’obtenir un produit local. C’est le cas notamment chez des entreprises comme Floèm ou Thés du Nord.
Du point de vue environnemental, c’est évidemment lors des étapes de production et de transformation du thé que l’empreinte carbone est plus importante. Toutefois, les emballages utilisés pour le transport et la vente, ainsi que la façon de le consommer à la maison, demeurent des variables à ne pas négliger.
L’emballage
Au Canada, l’emballage (ou le suremballage) du thé compte bien sûr dans son empreinte carbone. Conséquemment, l’achat de thé en vrac peut s’avérer judicieux. Dans ce cas, il faut bien sûr veiller à une bonne conservation: au sec, au frais et à l’obscurité. De plus, il faut savoir bien doser les portions individuelles à moins de 2 grammes.
L’achat en vrac élimine de plus le sachet de thé lui-même, parfois composé de nylon et de polyéthylène tétraphalate (PET), donc de plastique. Le scellant, quant à lui, peut être composé de polypropylène. Le mélange de ces matières complexes rend difficile le recyclage des sachets. Une étude de l’Université McGill a même démontré qu’un seul sachet peut libérer dans l’eau des milliards de micros et de nanoparticules de plastique.
La préparation
En évitant les emballages et en procédant à l’achat de thés ou de tisanes en vrac, la méthode de préparation change quelque peu. Différentes options plus écologiques se présentent alors.


En complément
Peu importe la méthode de préparation de votre boisson chaude, utilisez de préférence une bouilloire à arrêt automatique pour réchauffer l’eau. Cela permettra de limiter l’impact énergétique. Le fait d’utiliser des feuilles vendues en vrac vous permet d’utiliser des dispositifs lavables et réutilisables, ce qui diminue considérablement l’utilisation de nouvelles matières, tout en évitant la pollution générée par des produits jetables. Du côté des coûts, la qualité inhérente à votre produit vendu en vrac vaut bien son coût parfois légèrement plus élevé. Néanmoins, peu importe la méthode utilisée, le coût pour une tasse de thé ou de tisane est généralement en deçà de 1$.
Et… le saviez-vous? Un thé requiert généralement une durée d’infusion de 2 minutes alors qu’une tisane sera infusée environ 10 minutes. Bien sûr, il convient tout de même de lire les recommandations du produit lors de l’achat.
Profitez maintenant de l’heure du thé, en toute sérénité!
Sources consultées
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